Sureau – l’arbre des fées
C’est le nom donné à cet arbuste qui a inspiré de nombreuses légendes populaires. Il est vrai qu’autour de ses belles corolles de fleurs au parfum envoutant, on y verrait bien danser des fées. Le sureau (Sambucus canadensis et Sambucus nigra) nous transmet aussi sa magie à travers des propriétés médicinales assez fantastiques pour les affections touchant le système respiratoire.

Mucostatique (anti-catarrhal) : ses fleurs diminuent la production excessive de mucus sans pour autant assécher les muqueuses comme peuvent le faire d’autres plantes telles que l’hysope. Également anti-inflammatoires, elles sont idéales lorsque le nez coule à flot et que les muqueuses sont irritées, comme en cas de rhume, de sinusite ou de rhinite allergique. La brunelle (Prunella vulgaris) est elle aussi une belle alliée. Je t’en parle dans cet article.
Lorsque les sécrétions nasales sont fluides et abondantes (le fameux nez qui coule à n’en plus finir), les plantes mucostatiques comme le sureau sont plus adaptées. Elles diminuent la production de mucus en tonifiant les muqueuses. En revanche, si les sécrétions sont épaisses, collantes et difficiles à déloger, les plantes mucolytiques seront à privilégier. Elles permettent de liquéfier le mucus pour en faciliter l’écoulement ou l’expectoration. C’est le cas de l’angélique officinale (Angelica archangelica), de l’aunée (Inula helenium), du romarin (Rosmarinus officinalis) et plus généralement de toutes les plantes qui nous font monter la moutarde au nez : ail, raifort, gingembre et autres épices fortes… Ce n’est certes pas très glamour mais la distinction est utile à connaitre.

Diaphorétique froid : les fleurs facilitent également le processus de la fièvre (qui au passage est un mécanisme du corps très utile) en augmentant la transpiration. Elles permettent donc d’évacuer les excès de chaleur et les toxines par la peau. Elles accompagnent ainsi très bien les états grippaux et les maladies infantiles caractérisées par de fortes fièvres.
Ses baies sont de plus antivirales, particulièrement contre l’influenza, le virus de la grippe.

Bon et puis l’avantage du sureau, c’est qu’il permet de concocter des potions absolument délicieuses. Les fleurs donnent aux infusions un goût floral assez divin. Les sirops des fleurs ou des baies ravivent les grands comme les petits. Et c’est quand même magique de pouvoir prendre soin de soi en étant soutenue par la belle médecine de l’arbre des fées 😉

Deux espèces de sureaux sont utilisées à des fins médicinales : le Sambucus canadensis qui pousse au Canada et le Sambucus nigra qu’on retrouve en Europe. Attention de ne pas les confondre avec Sambucus pubens ou sureau rouge ou Sambucus racemosa, dont les fruits sont toxiques. Il faut également s’assurer de récolter les baies du Sambucus nigra lorsqu’elles sont à maturité et ne pas consommer les feuilles et les pédoncules des baies et des fleurs.